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mai
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A veritable plant bomb, it gives a strong, green note, gustative and woody, which adds much naturalness in perfumes.

Egypt, the Nile delta…

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Heat, the soil enriched by the mythical river over thousands of years, intensive irrigation and filtered shadow, it is the ideal life for the leaf of the violet.

It appreciates these surroundings so much that it unfolds in long green ribbons under the friendly shade of the date palms. Its other particular favourite spot is just a stone’s throw from Grasse, at Tourette-sur-Loup where it spreads over terraces, this time under the shade of the olives, when they still exist! The violet leaf loves the Mediterranean climate.

In the subtle play of light and shade, green waves of thousands of heart-shaped leaves display their delicate veins on a background of chlorophyll. So tightly packed, almost asphyxiating, they form a shield protection the shy, fragile, buds of the future flowers.

An image of timidity and innocence and yet the strong perfume characterised by the violet is not so reserved. Nor its social image. Born in the grass, it has adorned bishops and archbishops. Black, the color of mourning the world over, violet became the royal black, what social climbing! The nineteenth century was devoted to it : at the opera hundreds of women held a bouquet of violets. Although born in the shade  it loves exposure!

Even more ambiguous is that it is intimately linked with seduction and the games of transient loves. A beautiful destiny for a flower which appears so modest and discreet, which in the world of lovers is only surpassed by the rose.

In perfumery too, its destiny has been less successful than its great rival. But it had master trump. The leaf…To begin with only the flower was used in perfumery. The first plantation around Grasse date from 1867. The perfume was extracted by “enfleurage”. Fresh, iridescent, powdered, it was the incarnation of femininity for generations of women. At the end of the last century, the appearance of extraction solvents allowed the leaf to be used as well. Thus, until the 40’s perfume was extracted from both the flower and the leaf. Today we do not use the perfume for the flowers. The yield from extraction is so poor that it has become more profitable to regenarate it with synthetic products.

Also the leaf rests alone in its ability to liberate its own special scent. And what a scent! Nothing synthetic is able to match it.

With galbanum it provides one of the only two natural green tints used in perfumery. A concentration of plant power unique in the perfume makers’ palette. Paradoxically it becomes mild when blended, friendly, benign, and conciliatory with other raw materials. In short, it is unquestionably diplomatic. In perfumes, the concentration of chlorophyll that it releases adds an evergreen crispness, naturally spontaneous, energising… A veritable plant bomb!

A green ambassador, it gives a very good illustration of olfactory modernity and ecological conciliation… And if the flower is only a virtual representation, the leaf, in a context of thirst for nature and true emotions, exhibits a very promising future…

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La feuille de violette, ambassadrice du végétal

Egypte, delta du Nil… Chaleur, sol enrichi pendant des millénaires par le fleuve mythique, irrigation intensive et ombre tamisée, c’est l’idéal de vie de la feuille de violette. Elle apprécie tellement cette ambiance qu’elle se déroule en longs rubans verts sous l’ombre amicale des dattiers. Son autre lieu de villégiature privilégié reste à quelques pas de Grasse, plus précisément à Tourette-sur-Loup où elle s’étale en terrasses, cette fois-ci à l’ombre des oliviers, lorsqu’il en existe encore! La feuille de violette affectionne les climats méditerranéens.

Dans les jeux subtils, d’ombre et de lumière, des vagues vertes de milliers de feuilles en forme de coeur affichent des nervures délicates sur une robe chlorophylle. Serrées les unes contre les autres jusqu’à l’asphyxie et formant un bouclier, elles cachent, timides et fragiles, les boutons des futures fleurs.

Une image de timidité et d’innocence, et pourtant le parfum puissant et typé de la violette n’est pas vraiment réservé. Son image sociale non plus. Née dans l’herbe, elle a couvert de sa livrée évêques et archevêques. Le noir est le deuil de tout le monde, la couleur de la violette est devenue le noir des rois, bel exemple d’ascension! Le XIXe siècle l’a consacrée : à l’Opéra, des centaines de femmes avaient un bouquet de ces précieuses violettes à la main. Née à l’ombre, elle est de celles qui aiment la lumière!

Plus ambiguë encore, elle est aussi intimement liée à la séduction amoureuse et aux jeux plus ou moins impossibles des amours passagères. Beau destin pour une fleur d’apparence modeste et pudique qui, sur le terrain amoureux, n’a été supplantée que par la rose.

En parfumerie aussi son destin a été moins heureux que celui de sa grande rivale. Mais elle avait un autre atout maître. La feuille…Au commencement, seule la fleur était utilisée en parfumerie. Les premières plantations dans la région de Grasse remontent à 1867. Le parfum était extrait par enfleurage. Frais, irisé, poudré, il a incarné la féminité pour des générations de femmes. A la fin du siècle dernier, l’apparition des solvants d’extraction a permis de traiter également la feuille. On a ainsi extrait le parfum des fleurs et des feuilles jusque dans les années quarante. Aujourd’hui  on ne capture plus le parfum des fleurs de violette. Il est devenu plus avantageux de le reconstituer avec des produits de synthèse.

Aussi la feuille reste-t-elle seule à libérer son esprit parfumé. Et quel parfum! Aucune note de synthèse n’a réussi à l’égaler.

Avec le galbanum, elle fournit une des deux seules notes vertes utilisées en parfumerie. Un concentré de puissance végétale unique dans la palette du parfumeur. Paradoxalement elle sait aussi se faire douce dans les formulations, aimable, souriante, conciliante avec les autres matières premières. Bref elle arbore des qualités de diplomatie indiscutables. Dans les parfums le concentré de chlorophylle qu’elle délivre ajoute une fraicheur persistante, une naturalité spontanée et beaucoup d’énergie. Une vraie bombe végétale !

Ambassadrice des notes vertes, elle présente une très jolie illustration de modernité olfactive et de pacification écologique…Et si la fleur n’est plus qu’une représentation virtuelle, dans un contexte de soif de nature et d’émotions vraies, affiche un futur très prometteur…

Pourquoi ne pas redécouvrir à l’occasion notre BLANC VIOLETTE


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1 Comment

  • Tant d’histoires, tant de vies dans un seul flacon.
    Tant d’histoires pour capturer la vie dans ce flacon.
    Tant d’histoires pour nous faire voyager rien qu’avec ce flacon.
    Tant d’histoires … de parfums

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