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Chic, rich, secret

It was in the form of a variety of the briar rose that roses first appeared, some forty million years ago. The Rose Damascena, coming from a cross between the Rose Gallica, cultivated between Mesopotamia and Palestine and the Rose Phoenica or Pheonician, also cultivated in the Near East. The Rose Damascena is also called “the Damask Rose”, the crusaders having discovered it in Damascus.
Few civilizations or religions have resisted it charms for long. In the Far East only the lotus equals it. Admired by the Greeks, Romans, Persians, Chinese and Mongols…the rose has a long history of seduction.
One of its greatest devotees was probably Nero who had it everywhere. During a festival near Naples, he sent four millions sesterces in its honour: rose water gushed from the fountains, the ground and cushions were strewn with petals, they rained down from the ceilings as they had the reputation of dispelling alcoholic fumes…The guests wore them as head-dresses and garlands and at the end of the orgies, rose cake were served.
The flower of all the excesses of antiquity , it was then taken up by the church in the fourth century A.D when it became associated with the worship of the Virgin Mary…and when it then started to acquire an irreproachably good reputation.
But we owe it to the Arabs for its propagation as a perfume rose. They introduced it in the valley of dadès in Morrocco, in Bulgaria, and when forced out of this country, in Turkey. Even today, these three countries remain the principal producers of roses for the perfume industry.
In Grasse, it is the sublime Rose Centifolia which has survived. The unique climate and soil makes this an exceptional plant, without parallel, but today only anecdotal in terms of quantity.
And now let us head for the Anatolian plateau where numerous Turkish families cultivate the roses in the Isparta region. A characteristic landscape, wild and austere, dotted with fields of roses and cherry trees. A beautiful blend of colours and odours!
In Turkey they are grown domestically. Picking is prickly, as this beauty does not give itself up easily.
It is fierce , its thorns are small but numerous. it seems that it has retained its distant origins in its wild character.
The fairly high bushes are not sparing in their blossoms and every morning during several weeks the roses offer themselves to the pickers.
The sacks, swollen with the harvest are then taken to the collectors who supply the factories where they are distilled or extracted. A lot of flowers are needed to produce rosewater, essential oils, concrete and absolute. For one kilogram of absolute, the perfume maker’s true diamond, one needs 750kg of flowers. And the essential oil obtained by distillation needs even more…
The olfactory sophistication of the rose is indeed impressive. Its chemical make up is complex and renders it inimitable, no less than 300 compounds and only traces of some, but which nevertheless have a specific effect on its fragrances. It offers to the creativity of noses the possibility of infinite transformations. Each time it gives different tonalities, whether the harmony is floral, woody, amber, spiced…It is the incontestable queen of the palette of the perfume maker, his muse.
Either in strenght or finesse, the rose possesses a universal olfactory language. Quintessence of feminity, it embodies chic elegance and always a secret aspect…Never revealing itself, the thorns for protection and this gift of disguise to cloud the issue.
An exception perhaps with patchouli. Together they form the perfect couple. It cats as an illumination and only whith it does the rose reveal its true nature.
Scented plants too have their great love stories…
You can smell an amazing spicy rose in our perfume 1876, Mata hari.

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C’est sous la forme d’une variété d’églantine que les roses sont apparues sur terre, il y a quelques quarante millions d’années. La rose Damascena provient d’un croisement entre la rose Gallica , cultivée très anciennement entre la Mésopotamie et la Palestine, et la rose Phoenica ou phénicienne, également cultivée au Proche-Orient. La rose Damascena est appelée aussi “Rose de Damas”, les croisés l’ayant découverte dans cette ville.
Peu de civilisations ou de religions purent résister longtemps à son charme. En Extrême-Orient, elle n’a d’égal que le lotus. Adulée par les Grecs, les Romains, les Perses, les Chinois, les Mongols…, la rose a une longue carrière de séductrice.
Un de ses plus grands adorateurs fut probablement Néron, qui en arrosait tous ses appartements. Lors d’une fête près de Naples, il dépensa en son honneur quatre millions de sesterces : l’eau de rose jaillissait des fontaines; le sol, les coussins étaient jonchés de pétales de roses, il en pleuvait des plafonds, car elle avait la réputation de dissiper les vapeurs d’alcool…Les convives portaient les fleurs en couronne et en colliers, et à la fin des orgies on servait des gâteaux de roses.
Fleur de tous les excès dans l’Antiquité, elle a été récupérée au IVe siècle après Jésus-Christ par l’Eglise qui l’associa au culte de la Vierge Marie…et lui rebatit ainsi une réputation irréprochable.
Mais c’est aux Arabes que l’on doit la propagation de la rose au parfum. Ils l’auraient introduite dans la vallée de Dadès au Maroc, en Bulgarie, puis chassés de ce pays, en Turquie. Actuellement ces trois pays restent les principaux producteurs de roses à destination de la parfumerie.
A Grasse, il subsiste bien sûr la sublime Rose Centifolia. Le climat et son terroir unique font de cette rose un cru exceptionnel, sans équivalent, mais aujourd’hui anecdotique en termes de quantité.
Cap sur le plateau anatolien où de nombreuses familles turques cultivent des roses dans la région d’Isparta. Paysages de caractère, sauvages et austères, émaillés de champs de roses, ils hébergent aussi des cerisiers. Belle symbiose de couleurs et d’odeurs!
En Turquie, la culture est familiale. Sa cueillette est piquante, car la belle ne se laisse pas facilement capturer. Ses épines sont petites mais nombreuses. Il semble bien qu’elle ait conservé de ses origines lointaines un caractère encore sauvage.
Les buissons, assez hauts, ne sont pas avares de fleurs et chaque matin, pendant plusieurs semaines, les roses s’offrent aux ceuilleurs.
Les sacs gonflés par la récolte sont ensuite apportés aux collecteurs qui fourniront les usines où elles sont distillées ou extraites. Pour obtenir une eau de rose, huile essentielle, concrète et absolu, il faut beaucoup de fleurs, 750 kilogrammes pour un seul kilogramme d’absolu, véritable diamant du parfumeur. Et l’huile essentielle obtenue par distillation en exige encore davantage.
La sophistication olfactive de la rose est en effet impressionnante. Sa chimie est complexe et la rend inimitable, pas moins de 300 composants dont certains à l’état de traces, mais qui ont pourtant une incidence déterminante sur sa fragrance. Elle offre à la créativité des nez des possibilités de transformations infinies. Elle donne à chaque fois des tonalités différentes, que les accords soient floraux, boisés, ambrés, épicés…C’est la reine incontestée de la palette du parfumeur, sa muse.
Toute en puissance et en finesse, la rose possède un langage olfactif universel. Quintessence de la féminité, elle incarne le chic et l’élégance, et toujours cette part de secret…Ne jamais se dévoiler, des épines pour se protéger et ce don de se grimer à l’infini pour brouiller les pistes.
Une exception peut-être avec le patchouli. Avec lui, elle forme un couple parfait. Il agit sur elle comme un révélateur et, avec lui seulement, elle nous livre sa vraie nature.
Retrouvez une sublime rose épicée dans notre parfum 1876 Mata Hari.





1 Comment
mai 23rd, 2009 at 10 h 38 min
Une seule inspiration est une invitation au voyage …
Une seule inspiration est une invitation au voyage des sens …
Cette fleur défendue, tant par elle-même que par tous ceux que son parfum a envouté …
Mais maintenant, elle s’offre à nous, dans son écrin transparent, sans pour autant dévoiler tous ses secrets …
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