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Hi,
Each week, I would like to review with you the greatest plants or essences of perfumery.
This week I will tell you the story of vanilla, this magician of desire.
In the middle of the Indian Ocean lives one of the divas of taste and perfume. Unveiling its charms on the Comoros, Madagascar and Reunion, it loves well drainde volcanic soils. One finds it also on Tahiti and the Seychelles islands whose names entice one to visit and never comme back…Today, the Comoros and above all Madagascar are the world’s two principal producers of vanilla.
And yet it came originally from Mexico!
Called ‘tlixochilt’ by the Aztecs, vanilla scented the drink that the Emperor Moctezuma and his court adored: the famous’tcocoalt’, based on cocoa, pepper and chilli.
In 1520 the conquistador Hernan Cortes was one of the first European to smell this exceptional scent, born of wild orchid unknown in the ancient world.
Less than 100 years after its introduction in France, the royal glasshouses received the first seedling and its propagation was started in Madagascar, Bourbon, Tahiti and Mauritius. The creeper grew, flowered but refused to give fruit. This sterlity remained a mistery for a long time.
The botanists eventually understood that vanilla was hermaphrodite and could not self-fertilised.: a sort of menbrane prevented the pollen penetrating its interior.In its original habitat in Mexico, the melipone, a small bee, impregnated the stigma with pollen which did not exist on the French islands. It is thought that it was in the glasshouses in the Botanical Gardens in Paris that a certain Neumann had the idea of piercing the membrane with a slender probe. At the same time, around 1841, a young slave called Edmond Albius from the Reunion island discovered the process of artificial pollinisation. The mistery of its sexuality uncovered , vanilla still required much patience and know-how.
It takes nine months from fertlisation to harvest, then nine more months to give off it entire aroma.
The vanilla is a grand lover. The creeper unwinds around a stake which support and also provides shade, it loves the sun but appreciates the shade. It cannot choose between the two. The sun gives it its force, a reassuring and comforting warmth.The shade gives it its depth, its complexity, its subtelty.
It has an exceptional regal, aromatic richness.
The result is a magnificent harmony in the range of taste and scent. Its enveloping and sensual warmth comes in variety of forms, milky, caramel, honey, amber, woody, spicy, rum-like…
Adored by perfume-makers, the vanilla absolute brings to perfumes a comfort, a voluptuousness and an incomparably sensual taste.
It loves skin, it is one of its affectionnate lovers. It takes its time to wed, it is not in a hurry. Mixed with precious woods and other balms, it leaves an imprint of rare sensuality. As for its trails, it makes one feel faint.
Slow, sensual giddiness, this magician of desire tempts us to sin, and not just any, a sin with the taste of bliss…
You can smell vanilla in our Ambre 114 and in almost all of our fragrances.
Bonjour,
Chaque semaine j’aimerai vous parler d’une plante ou d’une matière précieuse aux parfumeurs. Cette semaine ce sera la vanille, magicienne du désir.
La vanille appartient à la famille des orchidées. C’est une liane. Elle présente des racines aériennes blanches qui lui permettent de se fixer à son tuteur. Les feuilles en formation ressemblent à des calices.
C’est au milieu de l’océan Indien que vit désormais cette diva du goût et des parfums. Déployant ses charmes sur Grande Comores, Madagascar et la Réunion, elle affectionne les sols volcaniques bien drainés. On la rencontre aussi à Tahiti et aux Seychelles, dans toutes ces îles dont les noms déclenchent des envies de départ sans retour…Aujourd’hui Grande Comores et surtout Madagascar sont les deux plus grands producteurs de vanille dans le monde.
Et pourtant elle est née au Mexique!
Nommée ‘tlilxochit’ par les Aztèques la vanille parfumait la boisson dont l’empereur Moctezuma et sa cour se régalaient : le fameux ‘tcocoalt’, à base de cacao, poivre et piment.
En 1520 le conquistador Hernan Cortes fut l’un des premiers occidentaux à humer cette senteur exceptionnelle, issue d’une orchidée sauvage inconnue dans l’Ancien Monde.
Moins de cent ans après son introduction en France les serres royales accueillent le premier pied de vanille et sa propagation est faite à Madagascar, Bourbon, Maurice, Tahiti. La liane poussait, fleurissait mais refusait de donner des fruits. Cette stérilité demeura longtemps un mystère.
Les botanistes comprirent enfin que la vanille était hermaphrodite et ne pouvait s’autoféconder : une sorte d’hymen empêchant de percer son intimité. Dans son milieu d’origine au Mexique la mélipone, une petite abeille, imprégnait le stigmate du pollen ce qui n’était pas le cas dans les îles françaises. Il semblerait que ce soit dans les serres du jardin des plantes de Paris que l’idée vint à un certain Neumann d’effectuer le percement de l’hymen avec un stylet. A la même époque, vers 1841, un jeune esclave noir, Edmond Albius, aurait lui aussi découvert à la réunion le procédé de pollinisation artificielle. Les mystères de sa sexualité percés, la vanille exigea encore beaucoup de patience et de savoir faire.
Une fois fécondé l’ovaire grossit rapidement. Le fruit d’abord vert devient jaune à maturité. Il faut compter neuf mois de la fécondation à la récolte puis neuf mois supplémentaires pour exhaler tous ses arômes.
La vanille est une grande amoureuse. Liane qui s’enroule autour du tuteur destiné à la soutenir mais aussi à l’abriter, elle aime le soleil mais apprécie l’ombre. Entre les deux elle n’a jamais choisi. Le soleil lui apporte sa force, cette tiédeur rassurante et confortable. L’ombre lui donne sa dimension profonde, complexe, subtilement nuancée.
Son exceptionnelle richesse aromatique a toujours fait d’elle une véritable reine.
Chère, elle l’a toujours été .Et cela s’explique! Dix-huit mois de préparation sont nécessaires avant son arrivée sur le marché et pas moins de huit étapes dans sa préparation.
Le résultat est une magnifique harmonie dans la palette des goûts et des parfums. Sa chaleur enveloppante et sensuelle se décline en notes lactées, caramélisées, miellées, ambrées, boisées, épicées, rhumées…
Adulée des parfumeurs, le festival d’arômes qu’elle déploie est sans équivalent. L’absolue de vanille apporte dans les parfums un confort, une volupté et une sensualité gustative incomparables.
Elle aime la peau, c’est une de ses plus tendres complices. Elle prend tout son temps pour l’épouser, elle n’est pas pressée. Mariée au bois précieux et autres baumes, elle laisse une empreinte d’une rare sensualité. Quant à son sillage, il nous fait souvent défaillir.
Lent vertige sensuel, cette magicienne du désir nous invite au péché mais pas n’importe lequel, un péché qui a goût de bonheur.
La vanille se laisse découvrir dans notre parfum Ambre 114, hypnotisante aux côtés de l’ambre, de la fève tonka, du benjoin et du musc. Elle se cache molletonnée dans presque toutes nos fragrances Histoires de Parfums, ronde au milieu des notes de fond,
À vous de la trouver!!
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